PLUS JE TE VOI, PLUS JE TE VEUX ------------------------------- De jour en jour, de seconde en seconde L'amour grandit et me rend presque fou Comme un orage qui monte et qui gronde Comme une foudre qui tombe sur nous REFRAIN:Et plus le temps va, plus tu es à moi ------- Et plus je te vois et plus je te veux Plus le jour frissonne et plus tu te donnes Et plus je te vois et plus je te veux Et si les nuits sont chaudes tu aurais la cause Et plus je te vois et plus je te veux Quand tu t'en vas je ne sais comment vivre Sans ta présence le temps tourne à vide REFRAIN. Plus je suis à bout, plus tu me rends fou Et plus je te vois et plus je te veux Quand la nuit revient je te cherche des mains Et plus je te vois et plus je te veux LA LIGNE DE LA VIE ------------------ On reste seul sur un quai vide Comme si l'on attendait quelqu'un A se redire qu'elle s'en va, que tout chavire Et que l'on n'y comprend rien Et que l'on n'y comprend rien REFRAIN:Ou que le train t'emmène ------- D'aussi loin que tu reviennes Tu me reviendras Il le faudra bien Ne vois-tu par des signes Que la chance nous dessine J'ai ta ligne de vie Tracé dans ma main Tu ne vivais que par tes rêves Je ne voyait que par des miens Le conte des fées battais de l'air On s'aimait tant mal que bien On s'aimait tant mal que bien REFRAIN. Vivons ensemble nos colères Et nos tendresses et nos chagrins A faire l'amour, à faire la guerre Qui sont écrits dans ta main Qui sont écrits dans ma main REFRAIN. LE CHANTEUR DES RUES -------------------- Au coin des rues devant les cafés Et pour les queues de cinema, la nuit tombée Il chantait des chansons de tous les pays Qui pourtant n'étaient qu'à lui Et les passants s'arrêtaient le temps d'un refrain En se disant qu'il aurait pu faire son chemin Mais lui ne voulait pas de ce chemin-là Et sa vie lui allait bien REFRAIN:Tant qu'on a sa chanson à chanter ------- Et qulqu'un quelque part Qui s'attarde à l'écouter Tant que les filles sont belles Que le soleil veut bien briller Tant qu'on peut encore rêver On n'a pas besoin d'argent pour etre riche Qu'importe les lauriers, il suffit pour bien vivre D'aimer la vie pour ce qu'elle est Et il chantait Mais les gens qui ne voient pas plus loin que leur vie Disaient: "Voilà bien la jeunesse d'aujourd'hui Si chacun ne faisait que ce qu'il lui plaît Que deviendrait le pays" REFRAIN. Et puis les regardait regagner chaque nuit Leur petit pavillon, leur bonheur à crédit Leurs amours regulières, contractées par notaires Il n'en avait pas envie REFARIN. C'EST MA TOURNéE ---------------- REFRAIN:Allez viens, c'est ma tournée ------- Attention Paris, prends garde à toi On va boire à ta santé Tes caves ne s'en releveront pas Allez viens, c'est ma tournée Attention mesdames, nous voilà On va boire à la santé De celles qu'on n'aime qu'une fois Les néons qui clignotent sur des filles sans joie Les portiers qui racolent sous la flotte Une Bardot de Lisbonne, qui s'effeuille d'un air las Le vieux Paris n'est pas si gai que ça Viens on change de taule Je connais un endroit Où les clients sont plus drôles Viens on se fait la valise Et bonsoir Clara REFRAIN. Le garçon nous regarde, mais dis moi qu'est-ce qu'il a A poser toutes les chaises sur les tables? C'est quand même incroyable, a l'heure qu'il est plus un chat, On prend le tout dernier et on s'en va Laisse tomber ta voisine Tu l'ennuie, tu vois bien Moi j'laisse tomber sa copine Viens, j'ai sommeil, on se rentre Oui mais demain Mais demain c'est ma tournée... (REFRAIN.) ÇA VA PAS CHANGER LE MONDE -------------------------- C'est drôle, tu es partie Et pourtant tu es encore ici Puisque tout me parle de toi Un parfum de femme, l'écho de ta voix Ton adieu, je n'y crois pas du tout C'est un au revoir, presqu'un rendez-vous Ça va pas changer le monde Il a trop tourné sans nous Il pleuvra toujours sur Londres Ça va rien changer du tout Qu'est-ce que ça peut bien lui faire Une porte qui s'est renfermée On s'est aimés, n'en parlons plus Et la vie continue Ça va pas changer le monde Que tu changes de maison Il va continuer, le monde Et il aura bien raison Les poussières d'une étoile C'est ça qui fait briller la voie lactée On s'est aimés, n'en parlons plus Et la vie continue Ça va pas changer le monde Ça va pas le déranger Il est comme avant, le monde C'est toi seule qui as changé Moi, je suis resté le même Celui qui croyait que tu l'aimais C'était pas vrai, n'en parlons plus Et la vie continue LE PORTUGAIS ------------ Avec son marteau piqueur Il creuse le sillon De la route de demain Il y met du coeur Le soleil et le gel Sont écrits sur ses mains Le Portugais dans son cire tout rouge Qui ressemble à un épouvantail As-tu vu l'étrange laboureur Des prairies de béton et des champs de rocaille REFRAIN:Il faut en faire des voyages ------- Il faut en faire du chemin Ce n'est plus dans son village Qu'on peut gagner son pain Loin de son toit, de sa ville A cinq cent milles vers le nord Le soir dans un bidonville Le Portugais s'endort Il est arrivé A la Gare d'Austerlitz Voilà deux ans déjà Il n'a qu'une idée Gagner beaucoup d'argent Et retourner là-bas Le Portugais dans son cire tout rouge Qui ressemble à un épouvantail Il ne t'entend pas Il est sur le chemin qui mène au Portugal REFRAIN. IL éTAIT UNE FOIS NOUS DEUX --------------------------- REFRAIN:Souviens-toi, c'était un jeudi ------- Souviens-toi, on avait suivi Le chemin des amoureux C'était il était une fois nous deux Souviens-toi, c'était le grand jour Le grand pas vers le grand amour C'était encore mieux que ça C'était nous deux il était une fois Un môtel sur la route du port Un soir banal Deux clients, un veilleur qui s'endort Sur son journal Il nous tend à chacun une clé Nous dit: "bonsoir" Le matin on avait réservé des chambres à part On n'ose pas montrer qu'on s'aime A dix-huit ans à peine REFRAIN. On a pris le quatorze au hasard, Un peu génés Puis ta robe a glissé dans le noir On s'est aimé Quand plus tard le garçon est venu Nous apporter Deux cafés d'un sourire entendu Tu t'es cachée Il n'a pas vu que tu pleurais L'enfance qui s'en allait REFRAIN. DAND LES YEUX D'ÉMILIE ---------------------- Dans son quartier du vieux Québec Les rues ont l'air d'avoir l'accent Et l'an deux mille voisine avec Les maisons grises du vieux temps Mais l'hiver vient d'éclater Le Saint-Laurent est prisonnier D'un décembre qui va bien durer six mois Quand les jours ressemblent aux nuits Sans éclaircie à espérer Qui peut croire que l'été nous reviendra REFRAIN:Moi, j'avais le soleil ------- Jour et nuit dans les yeux d'Émilie Je rechauffais ma vie à son sourire Moi, j'avais le soleil Nuit et jour dans les yeux de l'amour Et la mélancolie au soleil d'Émilie Devenait joie de vivre Dans son quartier du vieux Québec Quand les toits redeviennent verts Quand les enfants ont les pieds secs On tourne le dos à l'hiver C'est la fête du printemps Le grand retour du Saint-Laurent On dirait que les gens sortent de la terre Mais Émilie n'est plus à moi J'ai froid pour la première fois Je n'ai plus ni sa chaleur, ni sa lumière REFRAIN. En ce temps-là, j'avais le soleil... (REFRAIN.) LA DEMOISELLE DE DéSHONNEUR --------------------------- Elle faisait le trottoir le long de l'église Y'a bien des curés qui prient dans la rue Elle avait vingt ans de loyaux services Vingt ans de grande vie et de p'tites vertus Moi en ce temps-là j'allais à confesse Tous les mercredi à sept heures et quart J'etais le dernier à parler de fesses Et si j'y pensais c'était par hasard REFRAIN:Ma demoiselle de déshonneur ------- Mon premier amour d'un quart d'heure Ce mercredi-là j'étais en avance J'avais deserté le cours de francais Et j'allais me refaire une bonne conscience Quand j'ai entendu: "Tu viens mon biquet" Un coup d'oeil devant, un coup d'oeil derrière J'étais l'seul biquet à cent lieues autour Alors j'ai suivi en faisant ma prière J'voulais faire l'apôtre et j'ai fais l'amour REFRAIN. - 2 fois Et c'est là bêtement dans cette chambre obscure Dans cette chambre sans joie, sans fleurs aux rideaux C'est là que j'ai reçu la première blessure Laissé mon enfance au porte-manteau On peut rêver mieux pour sa grande première De couchers de soleil ou de champs de muguets Moi je n'ai recolté que trois Notre-Père Deux minutes de remords, un zéro en français REFRAIN. MARIE-JEANNE ------------ C'était le quatre juin, le soleil tapait depuis le matin Je m'occupais de la vigne et mon frère chargeait le foin Et l'heure du déjeuner venue, on est retourné à la maison Et notre mère a crié de la cuisine: "Essuyez vos pieds sur l'paillasson" Puis elle nous dit qu'elle avait des nouvelles de Bourg-les-Essonnes Ce matin Marie-Jeanne Guillaume s'est jetée du pont de la Garonne Et mon père dit à ma mère en nous passant le plat de gratin: "La Marie-Jeanne, elle n'était pas très maligne, passe-moi donc le pain. Y'a bien encore deux hectares à labourer dans le champ de la canne." Et maman dit: "Tu vois, quand j'y pense, c'est quand même bête pour cette pauvre Marie-Jeanne On dirait qu'il n'arrive jamais rien de bon à Bourg-les-Essonnes Et voilà qu'Marie-Jeanne Guillaume va s'jeter du pont de la Garonne" Et mon frère dit qu'il se souvenait quand lui et moi et le grand Nicolas On avait mis une grenouille dans le dos de Marie-Jeanne un soir au cinéma Et il me dit: "Tu te rappelles, tu lui parlais ce dimanche près de l'église Donne-moi encore un peu de vin, c'est bien injuste la vie Dire que j'l'ai vue à la scierie hier à Bourg-les-Essonnes Et qu'aujourd'hui Marie-Jeanne s'est jetée du pont de la Garonne" Maman m'a dit enfin: "Mon grand, tu n'as pas beaucoup d'appétit J'ai cuisiné tout ce matin, et tu n'as rien touché, tu n'as rien pris Dis-moi, la soeur de ce jeune curé est passée en auto Elle m'a dit qu'elle viendrait dimanche à dîner... oh! et à propos Elle dit qu'elle a vu un garçon qui t'ressemblait à Bourg-les-Essonnes Et lui et Marie-Jeanne jetaient quelque chose du pont de la Garonne" Toute une année est passée, on ne parle plus du tout de Marie-Jeanne Mon frère qui s'est marié a pris un magasin avec sa femme La grippe est venue par chez nous et mon père en est mort en janvier Depuis maman n'a plus envie de faire grand-chose, elle est toujours fatiguée Et moi, de temps en temps j'vais ramasser quelques fleurs du côté des Essonnes Et je les jette dans les eaux boueuses du haut du pont de la Garonne LA BANDE à BONNOT ----------------- A la Société Générale Une auto démarra et dans la terreur La bande à Bonnot mit les voiles Emportant la sacoche du garçon payeur Dans la De Dion-Bouton qui cachait les voleurs Octave comptait les gros billets et les valeurs Avec Raymond-la-Science les bandits en auto C'était la bande à Bonnot Les banques criaient "Misérables!" Quand s'éloignait le bruit du puissant moteur Comment rattrapper les coupables Qui fuyaient à toute allure à trente-cinq à l'heure Sur les routes de France, hirondelles et gendarmes Etaient à leurs trousses, étaient nuit et jour en alarme En casquette à visière, les bandits en auto C'était la bande à Bonnot REFRAIN:Mais Bonnot rêvait des palaces ------- Et du ciel d'azur de Monte-Carlo En fait il voulait vite se ranger des voitures Mais un beau matin la police Encercla la maison de Jules Bonnot A Choisy, avec ses complices Qui prenaient dans sa chambre un peu de repos Tout Paris arriva à pied, en tram et en train Avec des fusils, des pistolets et des gourdins Hurlant des balcons, les bandits en auto C'était la bande à Bonnot REFRAIN:Et menottes aux mains ------- Tragique destin Alors pour la dernière course On mit dans le fourgon la bande à Bonnot DAND LA BRUME DU MATIN ---------------------- Dans la brume du matin Une pièce entre les doigts Une peine dans le coeur Pas de quoi rentrer chez moi Sur un aéroport Comme on voudrait s'envoler Dans la brume du matin Nulle part où aller Sur la piste du départ La première caravelle Disparaît dans le brouillard Je vois scintiller ses ailes J'ai de la pluie dans les yeux Dans la gorge un goût d'alcool Mais déjà je la vois Qui a pris son envol Dans la brume du matin Elle ne laisse qu'un sillage Avant de partir au loin Tout au-dessus des nuages Où le ciel est toujours bleu Où jamais il ne pleut Elle volera à midi Au-dessus de mon pays Tout ça me fout le cafard Il s'y clouait sur le sol J'ai les yeux pleins de brouillard J'sens la fumée, je sens l'alcool Il vaudrait mieux pour moi Retourner sur mes pas REFRAIN:M'en aller un peu plus loin ------- Dans la brume du matin REFAIN. MON VILLAGE DU BOUT DU MONDE ---------------------------- Le vent s'engouffre dans ma valise Et sur ma route il y a des trous J'ai vu tant de rues, j'ai vu tant d'églises Mais les plus belles étaient chez nous Mon village est loin, à l'autre bout du monde Et ma maison n'est plus qu'une chanson Comme la neige, mes rêves fondent Buvons, mes frères, les vagabonds Des Caraïbes aux Philippines J'ai traîné ma carcasse un peu partout Mais les chemins qui mènent à nos collines Avaient des pierres douces à mes pieds nus Mes camarades à l'autre bout du monde C'est bien justice, m'ont oublié Je leur adresse une colombe Buvons, mes frères, à leur santé Le vent s'engouffre dans ma valise Pourtant la chance est souvent venue Elle est bien brave, quoi qu'on en dise Mais il ne faut pas trop dormir dessus La pauvreté manque parfois de charme Mais l'herbe est douce aux malheureux Pas de discours et plus de larmes Venez mes frères me dire adieu VADE RETRO ---------- Si tu chantes: "Mon cul sur la commode" C'est gagné, t'as trouvé la méthode Dans six mois tu seras à la mode Pense pas trop, vade retro J'ai vu la petite église Tout près du doux caboulot C'était au temps des cerises Pense pas trop, vade retro REFRAIN:La rengaine, c'est la même depuis les Grecs et les Ostrogoths ------- Et on danse, on avance à reculons comme dans un tango On tourne en rond, on revient au départ On voit sortir la nouvelle vague du fond d'un vieux tiroir Si ta petite amie met les robes Qui allaient à Cléo de Mérode C'est pas pour le plaisir, c'est la mode Pense pas trop, vade retro J'ai vu les rois du pétrole Flamber à Monte-Carlo Tiens-tiens, c'est les années folles Pense pas trop, vade retro REFRAIN. Chacun a sa belle époque Pour lui, c'est le rococo Pour toi, c'est le temps du rock Pense pas trop, vade retro IL FAUT NAîTRE à MONACO ----------------------- Pour avoir la foi - il faut être charbonnier Pour être mal chaussé - il faut être cordonnier Pour séduire la foule - faut chanter la pêche aux moules Et pour pas payer d'impôts - il faut naître à Monaco! Et c'est comme ça, honni soit qui mal y pense Faut souffrir en silence Ça sert à quoi de vouloir quitter la France Quand on est auvergnat? REFRAIN:On peut pas tout à la fois ------- Siffler l'apéro et l'opéra On peut pas, c'est évident Payer comptant quand on n'est pas content! Et réciproquement... Pour être légionnaire - faut sentir le sable chaud Pour bien dire les vers - il faut être Moulineaux Pour faire des affaires - faut savoir payer un pot Et pour pas payer d'impôts - il faut naître à Monaco! Et c'est comme ça, les Anglais sont Britanniques Les jardins botaniques Ça sert à quoi de vouloir quitter l'Afrique Quand on est du Ghana? REFRAIN. Pour être costaud - faut manger des épinards Pour se lever tôt - y faut pas se coucher tard Quand on est Cousteau - faut se mettre un beau costard Et pour pas payer d'impôts - il faut naître à Monaco! Et c'est comme ça, comme disait La Fontaine Mironton, Mirontaine Ça sert à quoi de vouloir quitter la scène Quand on ne vous retient pas? REFRAIN. ----------------------------------------------------- BIP BIP ------- A cette heure-ci c'est toujours la même chose On n'avance plus Les gens se bousculent Tiens, encore un rendez-vous d'raté Enfin, c'est pas grave Il fait beau! Et puis le principal c'est de ne jamais s'énerver Du calme, du calme Il est sept heures et demie sur la place de la Concorde Le chauffeur de taxi montre les dents pour se mordre Le bras sur la portière je regarde les jets d'eau Y'a du soleil bip bip Oh n'effrayez pas les p'tits oiseaux J'ai rendez-vous ce soir avec la fille de mon patron Elle fume le cigare, elle a des tout p'tits yeux tout ronds Si je suis en retard c'est toujours ça de gagné Y'a du soleil bip bip Oh vraiment je ne suis pas pressé Mais la fille d'à côté en voiture décapotée Ma mère exaspérée me fait signe d'avancer Mais c'est déjà trop tard encore un feu vert de passé Elle a des yeux bip bip Oh elle est prête à me fusiller Ça fait plus d'un quart d'heure que dans la circulation Je voudrais bien lui faire un peu de conversation Mais c'est la pluie d'orage qui vient tout arranger Il pleut des seaux bip bip Oh la pluie lui tombe sur le nez Elle est désemparée qu'elle est belle sous la flotte Je vais aller l'aider à remettre sa capote Bientôt dans son abri la voilà qui me sourit Je suis trempé bip bip Oh j'ai l'air d'un bon beau chien mouillé Et voilà le feu vert qui vient de se rallumer Je passe sur la première et chacun de son côté D'un signe de la main Au revoir et à demain Ouais, ouais ça va Il fera soleil bip bip C'EST LA VIE, LILY ------------------ C'est la vie, Lily Quand tu vas dans les rues de la ville Tout le monde t'admire et tes sourires Et ta jeunesse font rêver les soldats C'est la vie, Lily Quand tu vas dans les rues de la ville Que tu es belle, pas très fidèle rop souvent tu flirtes avec les soldats REFRAIN:Tourne, tourne, le temps passe ------- Dans tes yeux devant ta glace Mais toi, tu ne le vois pas passer C'est la vie, ma Lily Quand tu vas dans les rues de la ville Vendre des roses ou autre chose Mais tu donnes tant de nuits aux soldats REFRAIN. C'est la vie, ma Lily Quand tu dors dans les rues de la ville Tu es bien vieille, tu te rappelles Qu'autrefois tu faisait rêver les soldats REFRAIN. COMME LA LUNE ------------- Un jour que je montrais ma carabine à un inconnu Il me dit qu'elle était belle surtout avec mon nom gravé dessus C'est alors qu'il la retourne, qu'il pointe le canon sur moi Me dit: "Haut les mains!", puis me salue et s'en va REFRAIN:Et j'étais comme la lune ------- Pas fier de moi Mais sans rancune La vie, c'est comme ça Ouais, c'est comme ça Le lendemain dans les journaux j'apprends que je suis recherché On disait sous ma photo que la banque avait été volée Et que j'avais oublié ma carabine sur le comtoir Je broyais du noir en lisant mon canard REFRAIN. Quelques jours plus tard il est venu me voir dans ma prison Il était avec ma femme que je croyais à la maison Il avait l'air chagriné et il me dit avec des yeux d'ange "On est venu te voir pour t'apporter des oranges" REFRAIN. Heureusement dans ma prison je me suis fabriqué en quelques temps Des souliers avec des talons derrière et des talons devant Si bien que mes geôliers ne savaient pas de quel côté j'allais Quand ils m'ont vu passer, ils n'ont pas pu m'attraper REFRAIN:Ils étaient comme la lune ------- Un peu bêtas Mais sans rancune Lavé, c'est comme ça Ouais, c'est comme ça EXCUSE ME LADY -------------- Tu as bien changé d'allure Avec ton nez au ciel Et tes yeux qui papillonnent Ton p'tit chien qui frissonne Tu ne me trompes pas Va avec ton cinéma Ta robe et tes chaussures De la couleur de ta voiture REFRAIN:Excuse me lady, ------- à d'autres mais pas à moi Tu étais jamais tendre Il était bien trop riche Vous deviez vous comprendre Lui le loup et toi la biche Pour un double coup de foudre C'est vraiment très heureux Et tu peux jeter de la poudre Aux yeux de qui tu veux Mais... REFRAIN. - 2 fois Te souviens-tu quand même Quand on était bohèmes C'était toujours la fête On vivait d'amour et de café crème Toi, tu as pris ta route Moi, j'ai suivi la mienne Tu m'as bien manqué sans doute Mais depuis tout à l'heure Je n'en ai plus de peine REFRAIN. A d'autres mais pas à moi Oh non, à d'autres mais pas à moi, pas à moi A d'autres mais pas à moi A quelqu'un d'autre si tu veux... BILLY LE BORDELAIS ------------------ Dès sa naissance C'est fou quand on y pense Avec violence Il repoussa le lait Que sa nourrice Une fille sans malice Venue de Suisse Gentiment lui donnait REFRAIN:Car le bon vin de Saint Emilion ------- Ça vous donne un coeur de lion A condition d'en mettre dans les biberons C'etait un bébé ni beau, ni laid Avec des petits mollets Mais déjà le monde l'appelait Billy le Bordelais (qui?) Billy le Bordelais L'enfant terrible Avait l'horreur morbide De ce liquide Que l'on appelle de l'eau La plus mauvaise Etant la flotte anglaise Billy à l'aise Nous vengea d'Waterloo REFRAIN:Car le bon vin de Saint Emilion ------- Ça vous donne un coeur de lion Ah qu'il était content le Napoléon Il dit à Billy "Toi tu me plais Pour tout ce que tu as fait Moi je te donne la Bourgogne" Billy le Bordelais (qui ça?) Billy le Bordelais De la Castille A la mer des Antilles Toutes les filles De Billy raffolaient Des Mésalines Des reines et des tsarines Des Ursulines Tout le monde y passait REFRAIN:Car le bon vin de Saint Emilion ------- Ça vous donne un coeur de lion Pour trousser les jupons et les cotillons Avec tous les enfants qu'il a fait Je me demande si tu n'es Ou si je ne suis pas un bâtard de Billy le Bordelais (qui?) Billy le Bordelais Messieurs, Mesdames Voici la fin du drame L'adieu aux armes Laissez vos larmes couler Billy l'unique Billy le magnifique C'est historique Est mort assassiné REFRAIN:Car le bon vin de Saint Emilion ------- Ça vous donne un coeur de lion Mais l'ennemi guettait le pauvre garçon On lui a glissé dedans son verre De l'eau à dose mortelle Il est mort dans un dernier glouglou Billy le Bordelais (qui?) Billy le Bordelais (non!) Billy le Bordelais (c'est vrai?) Billy le Bordelais Prince, Duc ou Marquis Ou Monsieur de Bordeaux Ton sang est fait de vin Bien plus qu'il ne l'est d'eau Aussi, je te dédie cette histoire attachante Espérant que demain, toi aussi tu la chantes BLUE COUNTRY ------------ Si tu veux connaitre le pays Où les chansons ne sont jamais tout à fait gaies, Jamais tout à fait tristes, Mais où elles sont toujours teintées de bleu. Bleu comme le ciel quand il est dégagé Bleu comme la mélancolie quand elle devient une musique Viens! Viens avec moi, destination Blue Country Viens avec moi, prends ma guitare, comme on prend un bateau. Sur un solo d'harmonica, un accord de piano Viens on s'en va, destination Blue Country ET L'AMOUR S'EN VA ------------------ Une pluie d'été au tout petit matin Et dans la ville vieille où l'on est déjà demain Un jour va commencer et je me sens perdu Comme un jouet cassé que tu aurais déjà trop vu Dont tes grands yeux d'enfant ne voudraient plus REFRAIN:Et l'amour est là, et l'amour s'en va ------- Tu pars avec lui, il meurt avec moi On a beau prier, on a beau crier L'amour nous oublie, comment l'oublier Ça ne sert à rien de s'user le coeur A chercher la main qui se tend ailleurs Te tenir bien haut, la tête hors de l'eau Quand on est déjà si loin du bateau Et l'amour est là, et l'amour s'en va Comme un ouragan qu'on n'arrête pas Comme un cheval fou qui court n'importe où Captivant le temps, se foutant de tout On a dépassé de vol des oiseaux On s'est écrasé le coeur en morceaux Dans la ronde folle des jours qui s'envolent L'amour était là, et l'amour s'en va Et dans la ville vieille qui en a tant vu passer Un monde indifférent fait semblant d'exister Mais je sais bien qu'il ment depuis que tu l'as décidé Il s'est brisé, la vie s'est arretée REFRAIN. TELLEMENT BU, TELLEMENT FUMé ---------------------------- Je n'me souviens même pas de la couleur de ses yeux, Je crois bien qu'ils était verts, j'parie qu'ils étaient bleus. Je me rappelle seulement que je les aimais, Tellement bu, tellement fumé. Dans ma mémoire brouillard, je ne retrouve plus son prénom. Dans mes idées fumées j'fais à peine son brouillon. Je n'sais plus c'qu'elle disait, sauf que j'y ai cru, Tellement fumé, tellement bu. REFRAIN:L'oubli ça tient à quoi? ------- Des glaçons dans un verre. Un halo de tabac, Dansant dans la lumière. Ca tient à rien du tout, l'oubli, C'est comme la vie. Je revois vaguement un studio mal meublé. Mais qui pourrait me dire la couleur du papier? Y'avait sûrement un lit, puisqu'on s'est aimé, Tellement bu, tellement fumé. REFRAIN:L'oubli ça tient à qui? ------- Une inconnue qui passe. Qui s'égare une nuit, Au fond de mon impasse. L'oubli ça tient à rien du tout, Mais pas à nous. Une fugue en Normandie, pour arroser le beau temps. Un retour à Paris, je n'sais plus trop comment. Sauf la vague impression que c'était foutu. Tellement fumé, tellement bu. Qu'est-ce que je suis con d'avoir déchiré sa photo. J'aimerais bien la revoir, j'ai plus son numéro. De toute façon je n'sais plus téléphoner. Tellement bu, tellement fumé. LES JOIES DE LA CUISINE ----------------------- Je donne toutes mes chemises à la laverie automatique La concierge me monte mon café et mes tartines Mais la vie n'est pas facile sans les joies de la cuisine Je ne fume que des havanes, je bois du "Château Laffitte" J'ai des beaux draps de soie mais c'est à peine si j'en profite S'il y a une chose qui me manque, c'est bien les joies de la cuisine Moi qui suit la santé, moi qui déteste le régime Qui n'ai jamais fait Carème, c'est pas les soirs que je dîne Et pourtant Dieu sait si j'aime les joies de la cuisine Par pitié pour un pauvre homme que les plats du jour dépriment N'y a-t-il personne pour me sauver de la famine Et qui soit aussi porté sur les joies de la cuisine La cuisine, la cuisine JE CHANGE UN PEU DE VENT ------------------------ Je ne sais pas d'où il vient Je ne sais pas où il va Je ne sais pas où va ce train Qui m'emporte loin de toi Je n'ai pris qu'un viex chapeau J'ai sauté dans ce wagon Qui transporte des chevaux Et j'irai où ils vont Tu étais pourtant jolie Mais il faut de temps en temps Que je change un peu de vie Que je change un peu de vent COMBIEN DE TEMPS POUR T'OUBLIER ------------------------------- Tu ne peux plus rien pour moi Seulement t'éloigner de moi T'écarter un peu de mon soleil Tu as mis devant mes yeux Tant de petites fleurs bleues Je n'avais jamais rien vu de pareil REFRAIN:Mais combien faut-il de temps ------- Pour t'oublier, t'oublier Combien de temps pour t'oublier C'est bien là, tout mon malheur Tu étais la seule fille Que jamais je n'aurais dû croiser Je t'avais donné mon coeur Tu voulais déjà ma vie Un instant j'ai cru ne plus te quitter REFRAIN. Et si nos amours, ma belle, M'ont un peu brûlé des ailes Je n'en ai pas l'ombre de regret Pense à moi, je te salue Je n'avais jamais connu, ni tenu Ni vu l'amour de si près REFRAIN. BYE BYE LUIS ------------ Louis a fait le mur Le mur de Fresnes dans la bure De l'aumonier, il était sûr De son breviaire et de sa tonsure Et il s'est dit "J'y suis, j'y suis, enfin j'y suis!" C'est dans l'église qu'on l'a cueilli Puis il s'est fait la malle Blotti dans un sac de toile Déguisé en linge sale Tous ses amis entouraient déjà La blanchisserie "J'y suis, j'y suis" - qu'il leur a dit Mais les poulets y étaient aussi! REFRAIN:Oh bye bye Louis, bye bye bye ------- Oh bye bye Louis C'est la vie, c'est la vie, Louis! Et sur le mur de sa prison Il grave un petit bâton Ça fait soixante-douze évasions Une fois de plus il a failli Voir sa femme et les petits Qui s'impatientent à la maison La promenade en rang par trois Les boulets, la soupe aux pois Louis n'a pas le goût à ça Bye bye Louis, Louis bye bye Dans la prison qui dort Peuplée de rêves de coffre-fort L'alarme sonne et chacun sort Pour voir Louis qui s'évade encore Et qui s'écrie "J'y suis, j'y suis, cette fois j'y suis!" Puis on le ramène dans son lit REFRAIN. Les copains disent: "Ne t'en fais pas Ça s'ra pour une autre fois" Mais Louis est sombre au violon A la pensée que ses amis Font des casses dans le Midi Pendant qu'à l'ombre il se morfond A ne rien faire de ses dix doigts Il perd la main pour ce travail Il avait tant le goût à ça Bye bye Louis, Louis bye bye De l'Alcatraz à Fresnes De Tsin-Tsin à Saint-Hélène Tourne encore la rengaine Qui redit les prouesses vaines De Louis: "J'y suis, j'y suis" WPauvre Louis! LA FILLE DU SHéRIF ------------------ On disait du shérif de Calhoun City Qu'il surveillait de près sa fille Anna Lee Malheur à celui qui lui chantait sa chanson Il était sûr de la finir au violon Il est vrai qu'Anna Lee ne pensait qu'à ça Et un dimanche pendant que le pasteur prêchait La voilà qui vient se frotter contre moi Et qui m'file un rendez-vous pas très discret J'ai failli lui repondre d'accord sur tout Mais dans les yeux d'son père y'avait des bazookas J'ai compris et j'ai pris mes jambes à mon cou C'est alors qu'elle m'a sifflé: "Tu l'regrettras" Je dormais à poings fermés quand on a frappé J'ai ouvert au shérif et à son assistant Il m'a dit: "Fils, Anna Lee attend un bébé" J'ai répondu: "Je n'connais pas cet enfant" Il on fait mon procès et j'ai recolté Quante-vingt-douze ans dont deux avec sursis Je m'suis dit qu'j'aurais le temps d'apprendre à compter Et d'penser à cette salope d'Anna Lee Comme un bon claustrophobe, j'ai plaqué la tôle Et j'ai battu le record du marathon Un copain d'régiment m'a prêté sa piaule Mais l'shérif était toujours sur mes talons Quelques années ont passé et c'est pas la fête Cette famille d'poulets je ne m'y ferais pas Anna Lee dans mon lit, le vieux à la retraite Et c'blanc bec de nouveau shérif qui m'dit: "Papa" SI JE DIS "JE T'AIME" --------------------- Quai de gare, soir de cafard, Retour vers la grande école, J'ai quatorze ans, elle presqu'autant Son petit nom c'est Nicole Elle s'en va, je reste là Et je lui paye un bouquin, Un p'tit message entre les pages Qu'elle va lire dans le train REFRAIN:Si un beau jour je dis "je t'aime" ------- Surtout ne t'en fais pas Si un beau jour je dis "je t'aime" Ce sera sûrement à toi Depuis ce temps je suis souvent Tout au bord du grand amour Mais comme j'ai peur de replonger, Mes promesses tournent court. Pourtant j'y crois à chaque fois A ce sacré bonheur Et je m'entends distinctement Leur mentir de tout mon coeur REFRAIN. Ca y est, cette fois je sais Que tu seras la dernière T'as tout ce qu'il faut, même les défauts Pour me prendre, pour me plaire Pourtant t'as pas confiance en moi Et tu crois bêtement qu'je mens Quand je t'écris ces mots gentils Que j'écrivais jamais avant REFRAIN. ON S'EN VA ---------- On est à peine un gosse qu'il faut déjà grandir un peu On est à peine un homme que l'on se sent devenir vieux On veut forcer la chance, on veut changer la vie Et on s'en va, et puis on s'en va Et puis la vie nous change, on n'en a plus envie Et on s'en va, on s'en va REFRAIN:La terre promise, on ne la voit que de loin ------- La terre promise, c'est toujours pour demain Quand on s'arrête sur le bord du chemin Voilà qu'on nous réveille de nos rêves avant la fin Le jour ou l'amour passe, on croit que l'on s'envole Et on s'en va, et puis on s'en va Mais les amours se cassent, le rêve dégringole Et on s'en va, on s'en va REFRAIN. Nos amitiés finissent souvent au bout de la saison Et toi mon vieux complice, quels vents d'hiver t'emporteront? On entre dans la ronde, on y fait quelques pas Et on s'en va, et puis on s'en va Le temps d'une seconde et c'est la fin du monde Et on s'en va, on s'en va